La réussite sucrée

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La réussite sucrée

Configirona France, filiale intallée au Soler, se charge d’une partie de la création de bonbons et de la diffusion des produits de l’usine Configirona intellée à Gérone. Découverte alors que la société lance une nouvelle gamme de produits.

Difficile d’imaginer que dans cette discrète villa du Soler se cache une filiale qui diffuse du bonbon à grande échelle. Si l’usine de Gérone existe depuis 75 ans, la partie française est plus récente. Il s’agit d’abord de Difpac, une société de packaging, puis de Samba France, société qui crée des produits à base de guimauve. Les associés Jean-Philippe Azaïs et Jean-Pierre Millerat créent depuis les P.O. des produits personnalisés pour des grandes surfaces, les parcs d’attraction, l’évènementiel… On se souvient entre autres d’une statue de la liberté en guimauve à Canet, ou des sucettes en guimauve imprimées. Il y a eu aussi ces «soirées sucrées» dans les boîtes de nuit, qui donnent davantage envie de boire aux clients. Les associés commencent notamment avec de la réinsertion sociale et auront des ateliers dans la prison de Perpignan.

Jean-Pierre Millerat sera l’un des premiers créateurs des fameuses brochettes de guimauve, aujourd’hui plus courantes. Il a également travaillé sur de la guimauve hallal, où la gélatine de porc est remplacée par de la gélatine de poisson. Quand Samba ferme, Difpac est toujours présente et commercialise les produits de Configirona, que les deux associés finissent par intégrer quelques années plus tard. C’est la naissance en 2012 et au Soler, de Configirona France.

«Nous avons apporté notre savoir-faire dans la guimauve, en échange ils apportent leurs bonbons»

Configirona France se charge alors de la diffusion en France et fait même un peu d’export. « Avoir des factures françaises, c’est plus simple pour la diffusion en France » assure Jean-Pierre Millerat. Désormais, Configirona entre sur une plateforme européenne ce qui permet de diffuser dans la langue de chaque
pays d’Europe. Au Soler, on gère les commandes, à Gérone on fabrique, et c’est Express 66 qui livre. La grande nouveauté qui pourrait faire exploser le marché tant du côté de Gérone que pour la filiale de notre département, c’est l’entrée dans l’univers des gélifiés. Joan Saguer, le patron de Configirona SA, a l’idée de préparer des bonbons à base d’agar-agar, une algue qui gélifie quand elle chauffe. Ces bonbons ont l’aspect d’une pâte de fruit, avec différents parfums, dont le miel, qui serait apprécié dans les pays musulmans.

« Notre force c’est de personnaliser, de pouvoir faire de gros ou de petits sachets… » explique Jean-Pierre Millerat. Malgré tout, l’entreprise doit faire face à la crise. « Le bonbon n’est pas un bifteck ou une bouteille d’huile, c’est un plus. » Il faut donc toujours se diversifier, innover. N’ayant pas de labo sur place, Jean-Pierre Millerat mentalise tout, fait créer ses idées par Gérone. « Un bonbon ne doit pas être trop écoeurant. Une fois qu’on en a mangé, on doit avoir envie d’en manger un autre ». Configirona a aujourd’hui un chiffre d’affaires d’environ 5 millions d’euros. Développement à suivre.

2016-12-14T12:33:12+00:00